Les ventes de voitures neuves en France ont amorcé une chute perceptible ces dernières saisons, questionnant la santé du secteur automobile national. En 2024, les immatriculations se sont établies à 1 718 416 unités, soit une baisse de 3,2 % par rapport à 2023, et la tendance négative s’est accentuée en 2025 avec une diminution supplémentaire de 7,4 %.
Cette érosion s’accompagne d’une progression du marché de l’occasion et d’une modification des habitudes de mobilité, qui pèse sur la demande de véhicules neufs. Plusieurs facteurs se combinent : hausse des prix, incertitudes économiques, préférences générationnelles et défis techniques liés à l’électrification.
Sommaire
Une baisse qui se chiffre
Les chiffres récents donnent une image nette : 2024 = 1 718 416 unités (-3,2 %) et 2025 recul de 7,4 %, tandis que le marché de l’occasion progresse légèrement. Les véhicules électriques (VE) ont stagné à environ 291 000 unités, soit 16,9 % de part de marché en 2024, loin de l’objectif de massification attendu.
| Année | Immatriculations (unités) | Variation annuelle | Part VE |
|---|---|---|---|
| 2022 | 1 774 000 | – | 14,2 % |
| 2023 | 1 776 000 | +0,1 % | 15,8 % |
| 2024 | 1 718 416 | -3,2 % | 16,9 % |
| 2025 | 1 593 000 (est.) | -7,4 % | ≈17 % |

Les facteurs économiques et sociaux
La hausse des prix des véhicules neufs est centrale : entre 2020 et 2024, le prix moyen a augmenté d’environ 6 800 euros, soit une progression de l’ordre de 24 %. Cette augmentation érode le pouvoir d’achat des ménages et pousse de nombreux acheteurs potentiels vers l’occasion ou vers d’autres modes de déplacement.
- Pouvoir d’achat : l’inflation et la hausse des taux poussent à différer ou annuler l’achat d’un véhicule neuf.
- Préférences des jeunes : les 18-35 ans favorisent transports publics, vélos ou véhicules partagés, réduisant la demande sur le neuf.
- Fiscalité et incertitude : flou réglementaire sur bonus, malus et restrictions urbaines freine la décision d’achat.
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Les défis de l’électrification
L’adoption des VE bute sur plusieurs verrous : prix d’achat plus élevé, autonomie perçue insuffisante et réseau de recharge encore inégalement réparti. Les constructeurs qui ont su investir tôt dans des plateformes électriques performantes ont pris l’avantage commercial, tandis que d’autres peinent à aligner coûts et volumes.
À l’échelle industrielle, la conversion des chaînes de production nécessite des investissements lourds et une période de transition où les coûts unitaires restent élevés. La volatilité des prix des matières premières, notamment des métaux utilisés pour batteries, ajoute une contrainte financière permanente.
| Critère | Situation actuelle | Objectif souhaité |
|---|---|---|
| Coût moyen VE | Supérieur au thermique de 20–30 % | Parité prix d’ici 3–5 ans |
| Réseau de recharge | Couverture inégale, points urbains concentrés | Déploiement national et accès rapide |
| Autonomie | Moyenne 350–450 km selon segment | 450+ km pour rassurer acheteurs |
Fait clé : la stagnation des ventes de VE à 291 000 unités en 2024 illustre le décalage entre objectifs politiques et réalité commerciale.
Conséquences pour l’industrie et l’emploi
La contraction des immatriculations pèse sur l’utilisation des capacités industrielles, aboutissant à des cadences de production plus basses et à des coûts fixes mal amortis. Certaines usines se retrouvent en sous-régime, ce qui crée des tensions sur l’emploi local et sur les sous-traitants.
Les secteurs de la supply chain, de la métallurgie au logiciel embarqué, ressentent l’impact à moyen terme : reports d’investissements, gel de recrutements spécialisés et reconfiguration des plans industriels. Ces mouvements rappellent que la filière automobile est fortement mutualisée et sensible aux cycles.

Réponses possibles et leviers politiques
Plusieurs mesures peuvent atténuer la baisse, qu’elles soient publiques ou issues de la stratégie industrielle des constructeurs. Il s’agit de combiner incitations, adaptation de l’offre et amélioration des services connexes pour restaurer l’attractivité du neuf.
- Incitations financières : bonus ciblés, crédit d’impôt et aides locales pour réduire le coût net d’achat.
- Infrastructure : accélérer le maillage des bornes et la standardisation des services de recharge.
Cas pratiques
On observe des différences de trajectoire entre constructeurs : certaines marques premium ont su convertir leur base client vers l’électrique sans sacrifier les marges, tandis que des groupes généralistes souffrent d’une marge de manœuvre plus étroite. L’exemple d’une marque ayant réduit ses prix d’accès et lancé un leasing incluant recharge montre une hausse locale des ventes de 8 à 10 % sur six mois.
Les dispositifs hybrides (leasing long, services intégrés, garanties prolongées sur batterie) se montrent efficaces pour lever les réticences des primo-acheteurs. Offrir une expérience globale plutôt qu’un simple produit véhicule devient un levier compétitif.
Que retenir pour l’avenir
La décrue des ventes de véhicules neufs résulte d’un empilement de facteurs économiques, sociaux et technologiques, et non d’une cause unique. Pour inverser la tendance, il faudra agir simultanément sur le coût d’achat, la qualité de l’offre et les services d’accompagnement, tout en sécurisant l’emploi et les capacités industrielles.
Une politique cohérente, des innovations produit adaptées aux attentes générationnelles et un déploiement rapide des infrastructures de recharge peuvent ramener la confiance des acheteurs. Le défi est large, mais les leviers d’action restent concrets et mesurables.
FAQ
La baisse des ventes s’explique par un empilement de facteurs : hausse significative des prix, incertitudes économiques et réglementaires, évolution des comportements des jeunes, et freins liés à l’électrification comme coût et réseau de recharge insuffisant.
Le prix est un facteur majeur : le prix moyen a augmenté d’environ 24 % entre 2020 et 2024, érodant le pouvoir d’achat. Cette hausse pousse de nombreux acheteurs vers l’occasion ou vers des solutions de mobilité alternatives.
Oui, en partie : le coût d’achat des véhicules électriques reste plus élevé, l’autonomie perçue et le maillage des bornes sont jugés insuffisants, et la transition industrielle maintient des coûts unitaires élevés pour certains constructeurs.
La contraction des immatriculations réduit l’utilisation des capacités de production, augmente les coûts unitaires, provoque gel d’investissements et recrutements, et crée des tensions chez les sous‑traitants, affectant l’emploi local et la supply chain.
Une combinaison d’aides financières ciblées, d’accélération du déploiement des infrastructures de recharge, d’offres commerciales attractives (leasing, services inclus) et de stabilité réglementaire peut restaurer l’attractivité du neuf.




