Lorsqu’un véhicule montre des vibrations à bas régime ou des à-coups à l’embrayage, le problème peut venir du volant moteur. Ce composant joue un rôle central dans la gestion de l’énergie rotative et dans la filtration des irrégularités de rotation.
Sommaire
Qu’est-ce qu’un volant moteur ?
Le volant d’inertie est fixé au vilebrequin et sert de réservoir d’énergie cinétique pour lisser les variations de couple. Il limite les à-coups et réduit la transmission des vibrations vers la boîte de vitesses et l’habitacle.
Techniquement, sa présence améliore la stabilité du régime moteur et protège les éléments de transmission contre les sollicitations excessives. Son poids et sa conception influencent directement la sensation au volant et la longévité des organes d’embrayage.

Le volant moteur rigide
Le volant rigide ou monomasse est une pièce unique, usinée dans un bloc métallique et boulonnée au vilebrequin. Sa simplicité mécanique en fait une solution robuste et peu coûteuse à l’achat et au remplacement.
En revanche, cette conception offre une absorption des vibrations limitée, ce qui se traduit parfois par des retours dans la pédale d’embrayage et un confort moindre à bas régime. Pour des véhicules utilitaires ou des moteurs peu coupleux, le volant rigide reste un choix cohérent et durable.
- 18
- Le produit nécessite un kit de montage (vendu séparément)
- avec réglage automatique
Le volant moteur bi-masse
Le volant bi-masse associe deux masses reliées par un système d’amortissement (ressorts, disques, roulements). L’objectif est d’isoler efficacement les vibrations de faible amplitude et d’absorber les chocs liés aux variations rapides du couple moteur.
Cette technologie améliore nettement la sensation de confort et la douceur du passage des vitesses, en particulier sur des moteurs à fort couple ou sur des voitures équipées d’assistances électroniques de conduite. Son coût et sa complexité sont cependant à prendre en compte pour la maintenance.
Avantages et limites
Le bi-masse se distingue par une réduction des vibrations perceptible et par une sollicitation moindre de l’embrayage. Il favorise également la réduction des bruits transmis à l’habitacle.
En contrepartie, la durée de vie du système peut être inférieure à celle d’un volant rigide et le dépannage exige souvent un remplacement complet de l’ensemble, ce qui augmente la facture. Les véhicules à forte sollicitation (remorquage fréquent, conduite agressive) peuvent user plus vite ces composants.
- Volant rigide : simplicité, coût réduit, grande longévité.
- Volant bi-masse : confort supérieur, filtration des vibrations, coût et complexité accrus.

Comparaison technique
| Caractéristique | Volant rigide | Volant bi-masse |
|---|---|---|
| Structure | Pièce unique | Deux masses amorties |
| Absorption des vibrations | Limitée | Élevée |
| Confort | Moyen | Supérieur |
| Durée de vie (est.) | > 200 000 km | 80 000–150 000 km |
| Coût de remplacement | ≈ 300–600 € | ≈ 700–1 200 € |
Fait notable : sur certains moteurs diesel modernes, le passage au bi-masse a réduit les retours de vibration mesurés de plus de 40 %, améliorant la perception de qualité sonore à bord.
Cas pratiques et chiffres
Sur une flotte de véhicules utilitaires étudiée sur 5 ans, les modèles équipés de volants rigides ont montré une longévité moyenne de plus de 220 000 km sans remplacement. Les coûts d’entretien cumulés restaient inférieurs de 30 % comparés aux modèles bi-masse.
À l’inverse, un constructeur automobile signalait une baisse des réclamations liées aux bruits et aux vibrations de l’ordre de 35 à 50 % après avoir généralisé le bi-masse sur une gamme de moteurs diesel. Ces chiffres illustrent le compromis entre confort et coût.
Quand privilégier tel type
Choisir entre rigide et bi-masse dépend d’un ensemble de paramètres : type de moteur, usage, budget et objectifs de confort. Pour un véhicule urbain à faible couple, le volant rigide demeure souvent suffisant.
Pour des motorisations à fort couple, une conduite souple recherchée ou des véhicules haut de gamme, le bi-masse apporte un gain perceptible en silence et en douceur de conduite. Il faut cependant anticiper un coût de remplacement plus élevé à moyen terme.
Choix selon l’usage
En résumé, le volant rigide privilégie la robustesse et l’économie, tandis que le volant bi-masse mise sur le confort et la filtrage des vibrations. La décision doit s’appuyer sur l’usage réel du véhicule, la fréquence des trajets et l’importance accordée au confort sonore.
Pour les professionnels ou les véhicules soumis à de fortes sollicitations, conserver un volant rigide peut réduire les interruptions d’exploitation. Pour un véhicule personnel où la qualité de conduite est primordiale, le bi-masse reste souvent le meilleur compromis malgré un coût de remplacement plus élevé.
FAQ
Le volant rigide est une pièce unique et lourde qui stocke l’énergie et offre une grande longévité mais une absorption limitée des vibrations. Le bi-masse associe deux masses reliées par un amortissement pour filtrer les vibrations et améliorer le confort, au prix d’une complexité et d’un coût supérieurs.
Un volant bi-masse usé provoque souvent des cliquetis au démarrage, des vibrations à bas régime, des à-coups à l’embrayage et parfois des bruits métalliques lors des changements de régime. Ces signes s’accompagnent souvent d’une usure accélérée de l’embrayage et d’une détérioration progressive du confort.
Pour un véhicule utilitaire soumis à de fortes sollicitations (remorquage, charges lourdes, conduite agressive), il est généralement recommandé de privilégier un volant rigide pour sa robustesse et sa longévité, afin de réduire les interruptions d’exploitation et les coûts de maintenance.
Le volant rigide affiche une durée de vie estimée supérieure à 200 000 km et un coût de remplacement d’environ 300–600 €. Le bi-masse dure généralement entre 80 000 et 150 000 km et coûte environ 700–1 200 €, ce qui représente un compromis confort/coût.
Oui, le bi-masse réduit significativement les vibrations et améliore la qualité perçue à bord : certaines études montrent une baisse des retours de vibration de plus de 40 % et une diminution des réclamations bruit de l’ordre de 35 à 50 %, selon les motorisations.






