Recharge au travail : modèles, fiscalité et retombées pour l’entreprise
La présence de bornes de recharge sur le parking d’une entreprise change la donne pour les trajets domicile-travail et pour la politique mobilité de l’entreprise. L’accès à une infrastructure de recharge facilite l’usage quotidien du véhicule électrique et devient un critère de choix pour les salariés.
Sommaire
Les enjeux de la recharge au travail
Installer des points de recharge au bureau répond à des enjeux opérationnels et stratégiques : fidélisation, image et réduction des émissions. Réduction de l’empreinte carbone et attractivité du site sont des bénéfices souvent recherchés.
La disponibilité de la recharge influe directement sur l’autonomie nécessaire pour les déplacements quotidiens et réduit l’usage des stations publiques. Confort d’usage et gain de temps sont des avantages concrets pour les collaborateurs.
- Facilitation de l’adoption : diminuer la contrainte d’autonomie pour le salarié.
- Image et attractivité : engagement visible en faveur de la transition énergétique.
- Optimisation financière : possibilités d’incitations fiscales et d’amortissement.
Modèles économiques de déploiement
Trois modèles se dégagent pour équiper un site : prise en charge intégrale par l’employeur, participation des salariés, ou recours à un prestataire externe. Chaque modèle implique des coûts initiaux, des contraintes de gestion et des possibilités de monétisation.
Installation à titre gratuit
L’employeur finance l’achat et l’installation des bornes et les met à disposition sans facturation aux salariés. Ce choix favorise l’adoption mais nécessite un investissement initial et une stratégie d’entretien.
Sur le plan social, l’essentiel est de vérifier les règles d’exonération afin d’éviter que l’installation soit requalifiée en avantage en nature. Certaines exonérations partielles existent si la borne est retirée à la fin du contrat ou si des plafonds sont respectés.
Installation avec participation des employés
Ce modèle répartit le coût entre employeur et salariés via un ticket mensuel ou un acompte initial. Il offre un compromis entre soutien de l’employeur et responsabilisation des utilisateurs.
Il permet aussi d’optimiser le taux d’utilisation des bornes en limitant le stationnement prolongé non justifié. La tarification peut intégrer l’électricité consommée et un forfait d’entretien.
Partenariats avec des fournisseurs externes
Des sociétés spécialisées proposent l’installation, l’exploitation et la facturation à l’usage en échange d’une rémunération proportionnelle. L’entreprise réduit ainsi sa charge opérationnelle et obtient une solution clé en main.
Ce modèle est adapté aux structures qui préfèrent externaliser la maintenance et la relation client. Il peut inclure des garanties de disponibilité et des rapports d’usage.
| Modèle | Qui finance | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Financé par l’employeur | Entreprise | Attractivité, gratuité pour salarié | Investissement initial, gestion interne |
| Participation salarié | Partagé | Réduction du coût pour l’entreprise | Complexité administrative |
| Prestataire externe | Opérateur | Maintenance incluse, rapidité de déploiement | Coût récurrent, dépendance |
- 5m, 7,5m, 10m et 15m. Ces longueurs répondent à différentes exigences de scénario, de la maison aux bornes…
- Haute qualité et durable - Les câbles de remplacement dé sont fabriqués à partir de matériaux de haute…
- Excellente sécurité - Certifié par CE, DEKRA et RoHS, le câble de remplacement dé peut assurer une gamme…
Fiscalité et aides
La fiscalité constitue un levier déterminant pour rendre un projet rentable. Plusieurs mesures nationales et locales réduisent l’effort financier initial et accélèrent le retour sur investissement.
Crédit d’impôt et subventions
Un dispositif permet une déduction ou un crédit représentant 30 % du coût d’acquisition et d’installation, plafonné à 3 000 € par point de charge pour certaines années fiscales. Ce type d’aide abaisse significativement le coût net pour l’entreprise.
En complément, des subventions régionales ou locales peuvent couvrir un pourcentage des dépenses, parfois jusqu’à 50 %, avec des plafonds variables selon les territoires. Il est nécessaire de vérifier les conditions d’éligibilité au moment du projet.
TVA et amortissement
La TVA peut être récupérable à 100 % lorsque l’usage est professionnel, ce qui réduit le coût comptable de l’investissement. L’amortissement comptable permet d’étaler la charge sur plusieurs exercices et d’alléger la base imposable.
Pour les dépenses prises en charge par l’employeur à usage privé ou domestique, des règles d’exonération partielle existent et doivent être appliquées avec soin pour éviter des redressements.
| Mesure | Montant / taux | Condition |
|---|---|---|
| Crédit d’impôt | 30 % / 3 000 € par point | Selon décret applicable |
| Subventions régionales | Jusqu’à 50 % / plafond variable | Conditions spécifiques à la collectivité |
| Exonération avantage en nature | 50 % ou 75 % selon situations | Plafond en € selon l’âge de la borne |
Fait clé : l’exonération partielle des cotisations sociales pour le financement d’une borne au domicile peut atteindre 75 % sous certaines conditions, ce qui aligne l’effort patronal sur des montants plafonnés.
Conséquences pour les salariés et bonnes pratiques
Pour les employés, l’accès à la recharge au travail représente un gain de temps et une économie sur le coût de l’énergie. L’usage sur site n’est généralement pas requalifié comme avantage imposable quand les règles sont respectées.
La mise en place doit s’accompagner de règles d’usage claires : réservation des points, durée maximale de charge et facturation de l’énergie si nécessaire. Ces règles limitent les conflits et optimisent l’utilisation collective.
- Établir une charte d’usage pour organiser l’accès et la facturation.
- Choisir un modèle de gouvernance : interne, partagé ou externalisé.
Sur le plan opérationnel, prévoir la gestion de la puissance disponible et l’optimisation des horaires de charge évite les surcoûts sur la facture électrique. Des solutions de pilotage peuvent répartir la charge entre plusieurs véhicules.
Exemple chiffré : étude de cas
Imaginons une PME de 50 salariés installant 4 points de charge pour un coût total de 8 000 € HT, soit 2 000 € par point. Avec un crédit de 30 %, l’aide nationale ramène la dépense nette à 5 600 €.
Si une subvention régionale couvre 25 % du coût initial, l’entreprise supporte alors environ 3 000 € net. En amortissant l’investissement sur 5 ans, l’impact comptable annuel devient modéré et l’entreprise gagne en attractivité.
En ajoutant une participation mensuelle modeste pour les utilisateurs, le délai de retour sur investissement peut être réduit à 3 à 4 ans selon les tarifs appliqués et le taux d’utilisation.
Ce que cela implique pour l’entreprise
La décision d’investir dans la recharge au travail doit être intégrée dans une politique mobilité plus large. Il convient d’évaluer les coûts, les aides disponibles, le pilotage technique et les règles d’usage avant le déploiement.
Un projet réussi combine une analyse financière rigoureuse, une communication interne efficace et des partenariats adaptés. Les bénéfices vont au-delà des chiffres : attractivité, fidélisation et alignement avec les objectifs de transition énergétique.
Conclusion : mettre en place des bornes de recharge sur le lieu de travail est un levier concret pour accompagner la transition vers des mobilités moins carbonées tout en offrant des avantages tangibles aux salariés et à l’entreprise.
FAQ
Trois modèles se dégagent : financement intégral par l’employeur, participation financière des salariés, ou recours à un prestataire externe qui installe, exploite et facture. Chaque option implique des coûts initiaux, des responsabilités de maintenance et des conséquences fiscales et sociales distinctes à anticiper.
La mise à disposition n’est pas systématiquement requalifiée en avantage imposable si les conditions d’usage professionnel sont respectées et si les plafonds d’exonération s’appliquent. Il faut documenter l’usage, respecter les règles d’exonération et vérifier les modalités selon la situation.
Il existe un crédit d’impôt représentant environ 30 % du coût d’acquisition et d’installation, souvent plafonné à 3 000 € par point. Des subventions régionales peuvent couvrir jusqu’à 50 % selon les territoires, la TVA peut être récupérable et l’amortissement comptable est applicable.
Il est recommandé d’établir une charte d’usage précisant réservation, durée maximale de charge, tarification de l’électricité et sanctions pour stationnement abusif. Installer un système de suivi et de facturation au kWh ou un forfait aide à responsabiliser les utilisateurs et optimiser l’utilisation.
Les bénéfices incluent attractivité renforcée, fidélisation des salariés, réduction des émissions et image RSE améliorée. Après aides et amortissement, le retour sur investissement peut être de quelques années, dépendant du taux d’utilisation et du modèle de financement choisi.






